“Coucou”! Je suis là!

Par | 23 mars 2017

Cette semaine, j’ai entendu le premier Coucou gris de la saison dans le nord de la Drôme. Cet oiseau est vraiment particulier. Il n’est pas facile à observer, par contre, c’est le seul oiseau dont le chant est connu de tous. Comme chez la plupart des espèces, ce sont les mâles qui arrivent les premiers. Ils ont hâte de se trouver un territoire. Il ne faut pas traîner, les premiers arrivés, sont les mieux servis. Une fois installé, ils chantent. Non, ils ne jouent pas à cache-cache. Ils chantent pour attirer les femelles.

Il ne faut pas qu’ils traînent, car avec le printemps précoce, de nombreuses espèces sont déjà bien occupées à construire leurs nids. Cela fait plusieurs semaines que j’observe des mésanges de toutes espèces, charrier des matériaux. Les premières pontent ne devraient pas tarder. La femelle Coucou, elle ne se fatigue pas. Elle pond ses oeufs dans le nid des autres oiseaux. Une fois qu’elle a trouvé un nid contenant des oeufs, elle en mange un (rien ne se perd!) et le remplace par un des siens. Une fois qu’elle a fini de pondre, elle repart au chaud en Afrique.  Pendant ce temps les parents d’adoption, couvent leurs oeufs et celui du Coucou. Dès qu’il est né, le petit Coucou éjecte les oeufs ou ses frères d’adoption hors du nid. Il veut l’attention et la nourriture apportée par les adultes pour lui tout seul. C’est vrai qu’il est parfois 3 fois plus gros. Les adultes n’y voient que du feu.

C’est vrai qu’il y a beaucoup de choses à raconter sur le Coucou. Ce ne sont pas les dictons ou les expression qui manquent sur cette espèce. Dans la Drôme, il se dit qu’il tombe toujours une dernière neige, après que le Coucou soit arrivé. Evidemment, elle est alors appelée “neige du Coucou”.

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